Découvert dans le grand journal de Canal plus !

De toutes les activités, missions ou projets que j’ai pu prendre en charge ces trois dernières années, l’enseignement est de loin la plus passionnante.

Enseigner en école d’ingénieurs sans l’être soi même est un challenge excitant. Travailler l’analyse stratégique et le management de l’information avec des étudiants de Master ayant une base technique solide est très confortable.

Et parfois très drôle ! Et je ne peux m’empêcher en cette matinée de vous offrir cette douceur reçue la semaine dernière par un de mes étudiants qui me propose une mission pour un stage de Master. Bonne lecture.

“Stage de Master

Dates prévues : du 1er juillet au 30 septembre

Entreprise : La ** ******* Complexe de nuit

Sujet du stage :

Définir et développer les objets techniques nécessaires à l’amélioration de la visibilité de l’entreprise dans son environnement. Ces objets techniques devront être à caractères innovants. Ils pourront faire l’objet de l’amélioration continue d’un produit existant ou être destinés à couvrir un domaine inexploité. Des exemples sont donnés ci-dessous.

Le but du stagiaire sera d’aider l’entreprise dans sa stratégie de communication. Le stage pourra commencer par un bref « audit interne » lors duquel le stagiaire relèvera les points qui lui semblent importants d’améliorer. Une étude concurrentielle serait un plus à ce travail. Puis il se focalisera sur le développement d’un ou des objets techniques qui auront été sélectionnés parmi les différentes solutions proposées (utilisation du logiciel de CAO Solidworkws). Enfin, s’il dispose de suffisamment de temps, il pourra s’occuper de la réalisation de ceux-ci.

Exemple d’objets à développer :

Exemple 1 :

L’entreprise devrait acquérir prochainement un équipement de Body Screener (appareil de photographie avec écran LCD porté par l’utilisateur).

Exemple 2 (donné par le stagiaire) :

Développement d’un présentoir de flyers. Ce présentoir devra rendre les flyers plus visibles et avoir un design esthétique rappelant le nom de l’entreprise. Il devra être réalisé en plastique ou en métal, et répondre à un cahier des charges donné.

Dans son travail préparatoire, le stagiaire devra trouver d’autres idées, et un choix sera fait parmi toutes celles qu’il aura suggérées.”

Un double diplôme ingénieurs – Master management de l’information pour faire un stage en boîte de nuit avec des horaires fixes allant du vendredi 23H au lundi matin 5h pour la création d’un présentoir à flyers à plan incliné, ça valait la peine d’être partagé.

Un bonus live de 1991 “A man’s world” par James Brown.

L’IUT de Besançon organise cette manifestation plutôt sympa le 18 juin 2009.

Je vous propose le texte comme il a été réçu et donc sans le dénaturer. Bonne lecture !

“Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir de vous adresser le programme de notre 6ème journée franco-suisse “Intelligence économique et veille stratégique”, qui aura lieu à l’IUT de Besançon, le jeudi 18 juin 2009.

Cette 6ème édition a été préparée conjointement par les Hautes écoles de gestion de Genève et de Neuchâtel, l’IAE de Besançon et l’IUT de Besançon-Vesoul .

Le thème choisi cette année est clairement stratégique : comment tirer parti de l’information pour fonder ou améliorer sa stratégie de développement à l’international ? que peut apporter l’intelligence économique dans les processus d’implantation, de conquête des marchés, de commerce international ?

Selon la formule éprouvée, cette journée s’adressera à un public de professionnels de la veille et de la stratégie d’entreprise, et d’universitaires ; après un exposé magistral en ouverture, se succéderont de nombreux témoignages d’entreprises ; afin de favoriser les échanges d’expérience, chaque intervention sera suivie d’un temps pour les questions et les débats, et de nombreux moments conviviaux permettront à tous de mieux faire connaissance.

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire par mail auprès de Thomas Cretin-Maitenaz : tcretinm@edu.univ-fcomte.fr.

Nous espérons avoir le plaisir de vous accueillir à cette occasion.”

Programme disponible en cliquant ici !

En passant par nos chers étudiants !

Ils sont funky, rigoureux et peuvent – à condition de ne pas se trouver dans la configuration d’un lendemain de cuite – faire preuve d’analyse cohérente et permettent de nous sortir de nos propres biais inhérents à nos expertises.Encore faut-il pour cela qu’eux même n’en soient pas victimes…

La démarche engagée par Nicolas BODIN, directeur des études de l’ENSMM, est aussi originale qu’ambitieuse. L’option « ingénierie de l’innovation » créée en partenariat avec l’Agence d’Intelligence Économique de Franche-Comté, est proposée aux étudiants de 3e année (BAC+5) sur un semestre théorique associé à un semestre de stage en entreprise. Après avoir planché sur la « mécanique des structures » et autre comportement des « matériaux en milieux continus », les étudiants sortent d’une optique essentiellement orientée technique pour aborder les choses avec un angle d’attaque business.

Déroulement de la formation :

Inutile ici de revenir précisément sur la formation, pour avoir ces informations, il suffit de cliquer ici.

La formation est transversale, elle commence par une introduction au marketing stratégique et de l’innovation, passe par la sensibilisation à la valeur de l’information, puis par la mise en place et le pilotage d’un projet de veille. Le semestre se conclue par un exercice de 36h de gestion globale des risques et des crises sur une problématique informationnelle (rumeur), technique (catastrophe naturelle) ou encore marché (entrée d’un nouveau concurrent sur un secteur clé), avec conférence de presse (factice mais avec de vrais journalistes).

Hétérogénéité des interventions : consultants, experts, conseillers techniques, communauté du renseignement, enseignants chercheurs, chefs d’entreprise.

De la mise en place au pilotage du projet de veille :

Deux projets sont prévus. Dans un premier temps, en début de semestre, les étudiants vont définir, chercher, proposer des sources possibles concernant leur recherche d’emploi et de stage. Le tout associé à une plate-forme collaborative créée par leur soin avec alerte mail en système push avec des conseils de professionnels du recrutement sur la rédaction de LDM et de CV.

Dans un second temps, les élèves ingénieurs en binôme traitent d’un cas concret sur une problématique marché bien définie sur une période de 6 mois. Une quinzaine d’entreprises partenaires vont suivre l’évolution des binômes, encadrés par des consultants et par l’AIEFC. Les groupes remettent un dossier d’analyse et une soutenance est prévue (il faut quand même leur donner une note).

Exemple :

« Dans quelle mesure la mise en place d’un bureau d’étude permettra à l’entreprise alpha d’entrer dans le marché du biomédical ? »

Le point le plus sympa de cette mission est la visite d’un salon de grande taille type MEDICA-COMPAMED à Düsseldorf, All. Dans lequel les juniors s’adonnent à la « prédation informationnelle » chère à Michel Iwochewistch.

Objectifs : préparer de futurs ingénieurs à la prise de décision.

Il est inconcevable de penser que jamais un ingénieur ne sera amené à aborder un jour la prise de décision en milieu complexe. Paradoxalement, leur esprit d’analyse, de synthèse et même de « débrouillardise » apportent indéniablement une base comportementale confortable pour y greffer une culture pour le management de l’information et de l’innovation. Ce qui n’est pas le cas des diplômés en école de commerce (exception faîte des formations spécialisées techniques de type NTIC).

Perfect timing ?

On observe en période actuelle que, sans parler de bouleversement fondamental du système, les stratégies de recrutement apportent un signal faible intéressant. Les directeurs généraux que nous sommes amenés à rencontrer nous disent tous la même chose : il faut que cesse les processus actuels d’ententes entre commerciaux B to B. Le marché va tendre encore plus vers des profils orientés technique (ou technico-commerciaux) avec des compétences de conseils techniques.

Limites de la formation :

1. Un problème de conceptualisation de certains thèmes, et surtout de conceptualisation de leur utilité. Autant l’utilité de la veille concurrentielle, de la protection d’un patrimoine informationnel est évidente, autant subsistent beaucoup d’interrogations quant à l’utilité stratégique d’une BCG par exemple.

2. Ensuite l’explosion de la demande. Malgré une campagne de dénigrement appuyée par les puristes de l’ingénierie technique (tout à fait concevable), les demandes sont en hausse.

3. Trop riche en trop peu de temps. Le double de temps pour pouvoir aborder sereinement l’ensemble des sujets proposés ne serait pas superflu.

Clairement, si le top management des entreprises, des collectivités et jusqu’aux plus hautes sphères des décideurs politiques, il y a consensus pour dire qu’en ces périodes de troubles, l’effort est la clé, défi strictement similaire concernant les formations qui devront, de facto, coller au plus près aux mutations professionnelles.

Et eux ils adorent réfléchir à la prise de décision en environnement complexe en écoutant ça :

Aujourd’hui nous allons parler d’une étape préalable à toute démarche d’analyse stratégique : le cycle du renseignement. Alors nous nous sommes un peu cassés la tête pour savoir quel titre fournir en fond sonore pour aborder le sujet. Donc, une fois n’étant pas coutume, un « From Within » de Michel Camilo disponible sur la fameuse BO de Calle 54 !

Le cycle du renseignement, introduction :

C’est un modèle théorique – de base – en intelligence économique et en renseignement. Comme tout modèle théorique, il est adaptatif, modulable, changeant, cyclique etc. il s’agit d’un des premiers stades des formations dans les écoles de renseignement.

Cycle du renseignement : présentation méthodologique du cycle et analyse critique.

C’est un modèle empirique qui se forge avec l’expérience. Le défi est de savoir comment se façonne le renseignement de son appropriation à sa diffusion. Ce modèle est trouvable partout, mais on le retrouve surtout sous un angle opérationnel dans le domaine militaire et donc sous certaine conditions de confidentialité.


Partie 1 : Animer, piloter le processus de veille

Ce cycle s’enclenche par un problème de base : l’expression de besoins en information. Ensuite s’engage une phase de « sourcing » puis une autre de collecte de l’information qui sera ensuite évaluée, analysée et exploitée.

La finalité – ou l’enjeu – de ce processus est de collecter des informations brutes et de les transformer en connaissances opérationnelles = exploitables.

Quelques définitions :

Données brutes : ce sont des données primaires (Internet, source humaine) qui ne sont pas fiables en l’état, non exploitable et qu’il va falloir affiner et surtout dont il va falloir évaluer la source et la pertinence. En voici un moyen :


Le renseignement c’est La connaissance opérationnelle : il s’agit d’une agrégation d’informations brutes qui ont été analysées, validées, exploitées et qui présentent un niveau de pertinence. Le besoin peut être exprimé ou non. L’expertise de l’analyste est de repérer ou de motiver un besoin non identifié.

NB : Il est essentiel de comprendre qu’il ne peut y avoir d’expression de besoins s’il n’y a pas de ligne stratégique clairement définie.

Le cycle

1. Définition et expression des besoins.

Objectif : élaborer un plan de recherche d’information.


Avant toute chose, il est nécessaire d’engager une phase de questionnement préalable sur les orientations, les objectifs, le contexte, les problèmes, les étapes, les contraintes etc.

Atouts, faiblesse & vulnérabilités : Quid de l’analyse stratégique ?

L’architecture de la démarche est identique à celle du management de projet : être dans une dynamique, méthodique au sein d’un cadre orthonormé. Voici un échantillon de différente méthode pour arriver à quelque chose de cohérent.

i. Méthode analytique (hyper classique et difficile à mettre en œuvre).

  • Établir la liste des objectifs opérationnels
  • Lister les facteurs clés de succès
  • Élaborer un tableau analytique souple car évolutif.
  • Construire un plan

Les outils d’analyse stratégique pour se poser les questions préalables :

  • La matrice SWOT
  • PESTEL
  • PORTER 5+1 associée aux chaines des valeurs.
  • MACTOR, interactions et jeux d’acteurs.
  • Modèle du paradigme de l’entreprise.

ii. Méthode par « élicitation » : formuler des besoins non exprimés.

• Identifier les managers et les experts.
• Recueillir les données en entretien

  • Informelles et non structurées (machine à café) traitement de source humaine (assez manipulatoire en la sorte mais jouissif lorsque qu’on le donne en travaux pratiques aux étudiants).
  • Interviews avec orientations des questions.
  • Questionnaire : structuration des réponses (bon moyen de mesure)

• Exploiter les données
• Rédiger le PRI

De l’intérêt du « Mind Mapping » : L’outil sert à spatialiser sa problématique et à voir ainsi apparaître – de façon heuristique (retenez ce mot, en réunion ça fait toujours bien) – des items et en déduire des questions de recherche.

iii. Méthode du brainstorming : faire émerger les idées en groupe

• Poser clairement le problème.

  • But : que voulons-nous ?
  • Contexte : Pourquoi ?
  • Délai : quand ?
  • Méthode : comment ?
  • Ressources : qui quoi ?

• Que savons-nous déjà ?
• Que devons-nous savoir ?

La mise en œuvre c’est :

  • Réunir les participants du projet en fixant les objectifs et les limites
  • Piloter la réflexion collective
  • Noter les idées et les projeter en temps réel (en direct sur un vidéoprojecteur par exemple)
  • Évaluer et valider les données
  • Transformer en PRI

Il s’agit de faire un tableau de bord avec des codes couleurs qui centralisent des informations. Les indicateurs vont naturellement émerger de la réflexion collective.

iv. Méthode par immersion (méthode individuelle donc pas très fun).

Méthode exploratoire consistant à déduire un PRI à partir d’informations et de connaissances existantes via une enquête assez solitaire.

v. Utilité du PRI

La finalité de toute démarche est la formalisation (instantanée ou pas) du Plan de Recherche d’Information.

  • Classer et prioriser les besoins d’infos
  • Identifier les sources
  • Organiser et piloter la recherche
  • Évaluer les résultats

Avant d’aborder la suite, voici la pause café/clope en musique.

2. La recherche d’informations.

Aller, on passe dans le vif du sujet. A partir du moment où les étapes préalables ont été menées de façon sérieuse, cohérente en respectant les règles inhérentes à la gestion de projet – respect des timings, problématique claire pour tout le monde – alors la phase de recherche ne sera qu’une formalité pour le chargé de veille.

« Alors, crawler ou pas crawler ??? »

En voici une question que nous entendons à longueur de journée dans nos audits… souvent, avant même que la problématique ne soit posée.

Crawler oui, si et seulement si :

  • La problématique le nécessite
  • La combinaison [syndication + les alertes + vigilus smart et/ou Copernic gratuit] ne suffit pas
  • La recherche nécessite un nombre indéfinissable de source à surveiller et une quantité de texte en multi langue cauchemardesque.
  • On a le budget pour (ne pas oublier de budgétiser les formations pour l’utilisation des logiciels)
  • On a une compétence à plein temps pour son exploitation. Il n’y a aucun intérêt à s’offrir un logiciel si on s’en sert une fois par semaine.
  • On souhaite avec de jolies cartographies d’analyse

3. Exploitation du renseignement

Exception : il est envisageable d’exploiter information brute que si c’est un cas d’urgence en jugeant de son importance.

Dans la vie courante l’information brute doit suivre un cycle similaire à :

  • Traitement
  • Analyse
  • Synthèse
  • Interprétation
  • Information élaborée

… Entrons dans le détail …

i. Traitement qualitatif

a. Évaluation de la source
b. Évaluation du contenu de l’information

  • Expertise de l’information (un expert n’en est jamais un !)
  • Recoupement avec des données existantes
  • Estimation d’une probabilité d’occurrence

Note : Il ne faut jamais rien croire de personne qui n’ait été vérifié et même après vérification il faut rester vigilant. La mise en doute de toute information est obligatoire et saine. Ce n’est pas de la paranoïa, mais du bon sens. De plus un analyste s’engage et prend la responsabilité de son engagement.

ii. Traitement technique.

La phase de stockage :

  • Indexation par mots clés
  • Historisation : très rarement mis en avant dans les services de veille, alors que c’est un point essentiel du travail car le chargé de veille est lui-même dans le processus historique, il connaît l’évolution des données, leur origine etc. L’analyste est dans l’histoire et dans la construction historique

-> éviter ainsi l’effet de surprise.

La pré-analyse : phase de « computing » utile au traitement sémantique, statistique et cartographique. Prend son intérêt si on a beaucoup de texte car elle permet l’émergence d’informations ou de tendances par exemple.

iii. Exploitation – Analyse

Comment cela fonctionne-t-il ?

  • Sélection des données
  • Simplification des données trop complexes
  • Comparaison des données entre elles
  • Densification
  • Vérification
  • Élimination (on estime le « bruit » à 70% des informations remontées)
  • Quid des modèles d’analyse ?

En voici un échantillon :

  • Contextuel : analyser le problème dans son contexte et en identifier les causes et les effets.
  • Théorique : comparaison du problème à un modèle théorique (extrêmement réducteur et dangereux car encore faut-il juger de la pertinence d’un modèle théorique à une problématique d’entreprise).
  • Historique : comparaison avec des précédents historiques. Non pertinent. D’abord car il biaise le raisonnement – et l’histoire militaire et des conflits mondiaux en donnent un panel d’exemple – et qu’ensuite il ne prend jamais en compte l’environnement stratégique qui lui, comparé à une problématique, est en perpétuelle évolution.
  • Heuristique / stochastique (immersion « aléatoire » de la remontée d’information) : immersion dans les données pour faire émerger du sens. On parle d’hypothétiques « bassins attracteurs » qui sont des lieux dans le cerveau où des informations aléatoires vont se recoupées et donner un tout qui a un sens. Explication de la notion d’ « intuition » par émergence des idées.

La synthèse :

  • Validation des hypothèses
  • Représentation
  • Énonciation
  • Analyse comparée d’hypothèses si besoin est.

Interprétation :

  • Estimations de situation.
  • Estimations prédictives (aux vues de la situation on prédit que… / on en déduit que…) ou prospectives (élaboration de scénarios hypothétiques projetés dans le temps et dans l’espace).

Aide à la décision :

  • Recommandation
  • Modélisation / Simulation / Entraînement
  • Orientations stratégiques

iv. La diffusion de l’information

Étape préalable, juger de la sensibilité de l’information à transmettre en fonction de l’organigramme (quoi à qui ?). Ensuite, juger de la sensibilisation des agents récepteur de l’information pour les systèmes d’information. Grossièrement placer un curseur sur cette ligne imaginaire :

En résumé :

  • Évaluation de la pertinence
  • Évaluation du timing et de l’urgence
  • Évaluation de la confidentialité
  • Sélection des clients récepteurs.
  • Sélection des médias en fonction de la sensibilité aux SI

+

=

Victoire !

Problématiques à poser : doit-on procéder à une diffusion d’informations ou doit-on parler de transferts de connaissances opérationnelles ? Ce qu’on diffuse est il actionnable, ou pas, qu’a-t-on en retour ?

Un brainstorming de conclusion est appréciable, avec les mêmes acteurs qu’à l’introduction pour un feedback.

Conclusion : Le rapport du député Bernard Carayon a consacré à l’IE en 2003 reprend ce thème et souligne trois objectifs auxquels doivent coopérer l’état et les entreprises :

  • La maîtrise du patrimoine scientifique et technologique à protéger en priorité, ce qui suppose donc des hiérarchies stratégiques.
  • La détection des menaces et des opportunités par l’acquisition de l’information utile.
  • Des politiques d’influence au service de l’intérêt national et/ou de l’entreprise.

Sur un plan plutôt opérationnel que celui de la littéraire superflue et pour mettre en perspective les enjeux de l’IE, nous préférons prendre pour exemple cette étude réalisée au Québec, sur la base d’un sondage aux dirigeants d’entreprise. Cette étude montre que 59% d’entre eux reconnaissent qu’ils sont complètement débordés par la quantité d’informations dont ils sont receveurs chaque jour.

« La situation est telle que seulement 1 dirigeant québécois sur 4 considère que les informations qu’ils reçoivent sont pertinentes. Et à peine 1 sur 10, qu’elles sont exactes et opportunes [...] Ensuite, la plupart des dirigeants (72%) souffrent du manque d’outils de traitement de l’information adaptés à leurs besoins. »

Des résultats de ce sondage, Jean François Ouellet propose cette analyse :

« Ce sondage donne à penser que les dirigeants du Québec commencent à comprendre que l’intelligence économique est un facteur clé de succès. »

Or seulement la moitié des dirigeants québécois reconnaissent utiliser des techniques et diverses méthodes d’IE et la plupart du temps, seuls les PDG ont accès aux informations qui en découlent.

Le chemin est encore long.